Avis de vérification fiscale : que faire et quelles erreurs éviter

À réception de l’avis de vérification ou d’examen de comptabilité Ce qu’il faut faire Ce qu’il ne faut pas faire
Régularité de l’avis Vérifier la régularité de l’avis : mention de la faculté de se faire assister d’un conseil, années soumises à vérification, nature du contrôle (vérification de comptabilité, examen de comptabilité, ESFP). Accepter sans examen un avis irrégulier, par exemple en cas d’absence de mention de la faculté de se faire assister d’un conseil ou de délai insuffisant.
Délai avant le début du contrôle Contrôler le délai entre la réception de l’avis et le début du contrôle, avec un minimum de deux jours pleins pour une vérification sur place. Négliger un délai trop court ou considérer qu’il est sans conséquence.
Assistance par un conseil Décider rapidement de se faire assister d’un conseil et l’indiquer au vérificateur. Contacter le vérificateur directement pour « s’expliquer » sans avoir, au préalable, préparé la stratégie avec son conseil.
Organisation interne Organiser en interne l’identité de l’interlocuteur unique du service, souvent le directeur financier ou le dirigeant, et informer les équipes de ne pas répondre directement aux demandes non filtrées. Laisser les collaborateurs répondre spontanément à toutes les questions du vérificateur, y compris en dehors de leur domaine de compétence.
Données comptables et FEC Vérifier si l’avis concerne également un examen de comptabilité informatisée, notamment les fichiers des écritures comptables, et préparer les données à transmettre. Envoyer dans la précipitation des fichiers incomplets, incohérents ou non testés, faisant apparaître des anomalies non expliquées.
Garanties du contribuable vérifié Relire la charte des droits et obligations du contribuable vérifié et identifier les garanties applicables, notamment les recours hiérarchiques et l’interlocuteur départemental. Ignorer les voies de recours internes, comme le supérieur hiérarchique ou l’interlocuteur départemental, alors qu’elles constituent des garanties substantielles opposables à l’administration.
Nathalie AFLALO